Catherine de Médicis et le château de Chenonceau

« J’ai eu la fille toute nue » ! Ainsi se lamente François 1er lorsque le Pape Paul III refuse de verser la dote promise par son prédécesseur Clément VII pour le mariage unissant Catherine de Médicis et le deuxième fils de François 1er, Henri d’Orléans (le futur Henri II).

Catherine de Médicis : une Reine de France venue d’Italie

Héritière de la lignée des Médicis, aux commandes de Florence, Catherine est un choix stratégique pour un rapprochement Franco-Italien dans le contexte des guerres d’Italie et des rivalités entre François 1er et Charles Quint. Avec le décès soudain de François de France, premier fils de François 1er, le mari de Catherine de Médicis devient donc Dauphin, puis Roi de France en 1547.

Le jardin de Catherine de Médicis

Le jardin de Catherine de Médicis

Catherine de Médicis

Catherine de Médicis

Chaumont, puis Chenonceau !

Parallèlement à son rôle actif dans la vie de la Cour et à ses grossesses, la Reine Catherine administre également à partir de 1550 le riche domaine du château de Chaumont-sur-Loire. A la mort du Roi de France, elle l’échangera pour s’octroyer le château de Chenonceau, au dépend de sa grande rivale, Diane de Poitiers.

Si l’ancienne favorite a profondément transformé Chenonceau, en créant notamment le jardin de Diane, c’est Catherine de Médicis qui fait bâtir les galeries au-dessus du Cher (à l’image du Ponte Vecchio… de Florence), qui donnent au château un charme à nul autre pareil. Le parterre de Diane est également modifié, et Catherine de Médicis crée son propre jardin. Le bâtiment des Dômes et la Chancellerie seront également érigés.

Elle accroît également le vignoble, qui arbore de nos jours l’appellation « Touraine Chenonceaux ». On peut déguster ces vins à la cave des Dômes, à l’intérieur du château, ou encore auprès de la cave du Père Auguste, le domaine viticole voisin.

Les festivités de Catherine de Médicis au château de Chenonceau

Reine-Mère et régente du royaume à plusieurs reprises, Catherine de Médicis sera une actrice majeure au cœur des guerres de Religion. Stratège, elle organisa de nombreuses festivités non dépourvues d’objectifs, et notamment 3 grands événements au château de Chenonceau.

Après l’épisode de la conjuration d’Amboise en 1560 (auteurs d’un complot, de nombreux protestants sont tués ; certains finissent même pendus aux balustrades du château royal d’Amboise), une grande fête est donnée en l’honneur du jeune roi François II et de son épouse Marie Ire d’Écosse (née Marie Stuart), du 31 mars au 6 avril 1560.

Une fois les travaux de ses jardins achevés, la reine-mère organise les secondes fêtes somptueuses à Chenonceau pour son second fils, le roi Charles IX, du 13 au 22 avril 1563. C’est l’occasion de marquer une trêve dans la lutte des partis, juste après la signature de la Paix d’Amboise entre les Catholiques et les Protestants, en invitant notamment le prince de Condé, chef des Protestants.

Le bal des seins nus

La troisième fête royale est aussi connue sous le nom du… « bal des seins nus » ! Elle se déroule en 1577, alors que deux galeries viennent d’être édifiées au-dessus du pont de Diane. Les 60 plus belles femmes de la Cour déambulent drapées dans de simples voiles transparents. Catherine a à cœur de montrer ainsi qu’Henri III n’est pas intéressé que par ses « mignons ». La fête fût grandiose, mais le Roi restant impassible, l’objectif ne fut cette fois pas tout à fait atteint…

Pour aller plus loin : www.chenonceau.com

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