Premier jour

Halte à Amboise ! On dit souvent d’elle que c’est la plus italienne des villes du Val de Loire. La présence estivale de nombreux touristes transalpins vient d’ailleurs confirmer aujourd’hui ce que la Renaissance, importée d’Italie, avait engagé ici voici cinq siècles. Vous apprécierez les rues commerçantes ainsi que les promenades aménagées le long des quais de la Loire. Côté visites, le château royal, le Clos Lucé, le domaine de Château Gaillard ou la pagode de Chanteloup sont des incontournables. Chaque vendredi et dimanche matin, s’installe enfin en ses murs l’un des plus grands marchés de la région.

Château de Chenonceau. Ses arches enjambent le Cher avec grâce. Chéri par Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis, merveilleusement meublé, le château de Chenonceau reste le plus visité de France après Versailles. On tombe sous le charme des jardins plantés de part et d’autre du donjon… et du ravissant village, dont le nom s’orthographie avec un « x » !

Le Château de Chenonceau

Le Château de Chenonceau

Deuxième jour

Matinée à Loches. Porte d’entrée de la Touraine du Sud, la cité royale de Loches est la parfaite illustration de la transition architecturale qui s’est progressivement opérée à la Renaissance. De son passé médiéval, la ville a notamment conservé ses fortifications, son impressionnant donjon (44 mètres) et la collégiale Saint-Ours. De la Renaissance, Loches a hérité du Logis Royal et de ses lignes plus travaillées. La ville basse est pleine de charmes avec l’Hôtel de Ville et la Chancellerie. Chaque mercredi, la vieille ville est également animée par un très beau marché.

Sur la route : la vallée de l’Indre. Pour rallier Tours depuis Loches, optez pour la petite D17 qui longe le cours de l’Indre. Les paysages valent le détour et vous pourrez découvrir les bourgades de Chédigny, Azay-sur-Indre ou Reignac-sur-Indre.

Tours, capitale du Val de Loire. Ville d’Art et d’Histoire, porte d’entrée sur le Val de Loire, située au cœur d’un espace patrimonial exceptionnel… Tours est une vraie bonne idée pour s’offrir un « city break » de quelques jours. Réputée discrète, c’est une ville « à vivre », forte d’un patrimoine de premier ordre et galvanisée par l’énergie de ses étudiants. Ne manquez pas les quartiers historiques, le musée des Beaux Arts, la cathédrale et la basilique qui abrite le tombeau de Saint Martin, le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré, les trésors du compagnonnage. Faites halte dans les parcs, découvrez ses rues commerçantes, les saveurs des marchés quotidiens et de ses halles centrales.

Les roses du village-jardin de Chédigny

Les roses du village-jardin de Chédigny

Troisième jour

Visite des jardins de Villandry. Pourpre du basilic, rouge des piments, bleu des poireaux… L’exceptionnelle beauté de son potager décoratif fait la singularité des jardins de Villandry, dominés par un élégant château du XVIe siècle, joliment meublé. Cette célèbre mosaïque végétale fut reconstituée au début du XXe siècle sur le modèle Renaissance. Elle est désormais cultivée en bio. Jardin d’ornement, Jardin d’eau, Jardin des simples, Labyrinthe et Jardin du Soleil complètent ce site unique et enchanteur.

Chinon ! Un nom rappelle aux gourmands le souvenir d’une belle bouteille, aux férus d’Histoire les visages de Jeanne d’Arc et de Richard Cœur de Lion, aux amateurs de lettres, enfin, les écrits de François Rabelais. Oui, Chinon c’est bien tout cela : des vignes qui couvrent l’horizon, une forteresse royale qui veille sur un centre-ville de colombages, et un appétit de vivre fidèle à celui du Gargantua. Là encore, la ville se dévoile à pied. On croque ici une fouace, on s’arrête là dans l’une des caves de la ville ou à l’une de ses terrasses. En été, la guinguette offre un point de vue sur les remparts et sur le cours de la Vienne.

La guinguette de Chinon, en bord de Vienne.

La guinguette de Chinon, en bord de Vienne.